Bonjour à tous ! A l’occasion de ce long week end, j’ai décidé de faire un article un peu plus léger, pour vous parler du royaume sous les cendres. Il s’agit d’un roman de Dark Fantasy paru le 06 avril aux éditions Boz Dodor. L’heure est venue de vous présenter un peu de son écriture et de ses thématiques. Pas d’inquiétude, cet article est garanti sans spoil. (voir sa page de présentation)

Le royaume sous les cendres, un retour aux sources

La fantasy est un genre que j’ai toujours adoré. Contrairement aux idées reçues, ça n’est pas un genre facile à maîtriser (existe-t-il vraiment un genre facile ? je ne crois pas). Même si l’on jouit d’une grande liberté, il ne faut pas omettre la cohérence. C’est là la principale difficulté : bâtir un univers et une histoire à la fois originale et crédible. C’est cette même exigence qui m’a tenu loin de la fantasy, jusqu’à ce que l’idée de ce roman s’impose à moi. J’ai vu très clairement ce Royaume sous les cendres, et surtout Karthann tel qu’il apparaît à l’ouverture du roman. Ce fut comme un flash. Dès lors, impossible de le laisser de côté.

Une écriture frénétique

Ceux qui me connaissent le savent, j’écris toujours de façon cyclique. C’est exactement ce qui s’est passé ici. Après plusieurs semaines à m’occuper de la sortie d’Uneksa, l’idée du roman est apparue. J’ai pris quelques jours pour construire mon intrigue, l’univers, et les personnages, puis me suis jetée à corps perdu dans l’écriture. Par chance, nous étions au début des vacances d’été. J’ai donc passé tout le mois de juillet à écrire le premier jet et celui d’août à l’étoffer. Pendant ces deux mois, j’ai donc vécu entourée de mes personnages avant d’envoyer le manuscrit en bêta lecture peu après la rentrée. L’avantage de ce rythme soutenu, c’est que j’ai écrit ce texte avec plus de facilité que les autres. M’y consacrer tous les jours me permettait de rester en lien avec mon texte, d’où l’intérêt de trouver son rythme d’écriture pour éviter la page blanche.

La recherche des noms et prénoms

Je ne laisse pas ce genre de choses aux hasards. Pour moi, les prénoms et noms de lieux doivent être annonciateur d’une caractéristique. Là encore, il faut veiller à ne pas tomber dans la surenchère ou les clichés (exemple le grand méchant qui s’appelle votre Noirceur haha). J’ai souvent recours à d’autres langues, telles que le finnois qui est extrêmement riche et diffère beaucoup de ce que l’on a l’habitude d’entendre. J’aime aussi particulièrement jouer avec les sonorités. Par exemple, je trouvais important que Karthann, au vu de son tempérament, ait un nom qui commence par « K ».

La présence de thématiques sombres

J’aime les thèmes sombres. Ils m’attirent. Et pour tout vous dire, cela remonte à loin. Ma première vraie révélation en la matière fut les quelques vers de Musset « L’homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert. » Quoi de mieux donc que de dessiner mes personnages à travers les épreuves qu’ils affrontent ? Ce roman ne fait pas exception à la règle puisque la perte (de quelqu’un, de quelque chose) y est très présente. Mais c’est l’occasion pour moi d’aborder des questions essentielles telles que la place qu’on laisse à nos croyances, le deuil, la culpabilité….

Un roman court mais intense

Le Royaume sous les cendres fait la même taille qu’Uneksa, soit 140 pages. C’est le format où je me sens pour l’instant le plus à l’aise, même si rien n’interdit un changement de ce côté ci. L’avantage, c’est que l’œuvre est très portée sur l’action, tout en mettant les personnages au centre du récit. C’est une histoire à part entière, ne craignez donc pas de rester sur une impression d’inachevé.

L’importance de la musique

J’écris souvent en musique. Cela me permet de faire le vide et de donner une couleur particulière à mon univers. Pour ce roman-ci, c’est essentiellement du Tarja Turunen qui m’a accompagné, saupoudré de musiques instrumentales. Parmi celles-ci, je pourrais vous citer les compositions de Marin Marais à la viole de Gambe qui m’ont été d’un grand secours.

un extrait du royaume sous les cendres

« Sur la plaine endormie se détachait la silhouette d’un homme. Karthann cheminait avec peine, se traînant plus qu’il ne marchait, la main plaquée sur son pourpoint poisseux de sang. La lance lui avait percé les côtes, laissant une blessure béante, mais le coup manquait de précision et de force, et il espérait que cela lui donnerait une chance de survie. Un bandage grossier avait été confectionné pour compresser la plaie, mais le sang continuait de s’échapper à gros bouillons à chaque effort du guerrier. La chaleur étouffante de l’été n’arrangeait rien à son supplice, et un vent brûlant ne cessait de rabattre ses cheveux longs et sales sur son visage. Ils ne l’avaient pas raté ! Mais pire encore, ils l’avaient laissé en vie. »

©Le royaume sous les cendres – éditions boz dodor

J’espère que cet article vous a plu. Cela faisait longtemps que je voulais vous présenter plus en détail mon second roman.

Si vous voulez en savoir plus et découvrir le résumé, je vous renvoie à la présentation dans la section « publication ». Le royaume sous les cendres est disponible sur le site de mon éditrice en papier et très bientôt en numérique.

Si vous avez d’autres questions sur ses origines, son écriture, son univers, n’hésitez pas à laisser un commentaire j’y répondrai avec grand plaisir.

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