Je remercie Nats éditions de m’avoir donné l’opportunité de lire Noire Mer le dernier roman de Nicolas Skinner. Ayant lu et apprécié Noire Neige, j’ai été ravie de découvrir cette suite et de vous livrer ma chronique.

Fiche technique

Titre : Noire Mer

Auteur : Nicolas Skinner

Éditeur : Nats Éditions

Genre : Dark Fantasy

Résumé : Un cataclysme a dévasté le royaume insulaire d’Isulgaar.
Quarante-quatre années plus tard, le Nord de l’île rayonne grâce à son nouveau roi orchestrant l’alliance entre locaux et exilés, alors que le Sud se reconstruit suite à l’investiture d’anciens pillards. Entre eux, le centre de l’île se développe avec l’exploitation de la tourbe.
Tandis qu’au Sud, de mystérieux navigateurs aux motivations obscures accostent, au Nord se trame une machination diabolique dans une seigneurie côtière. Mais ni le Nord ni le Sud ne se doutent que les visions de mer noire du prince héritier pourraient révéler l’avenir d’Isulgaar… ou plutôt sa disparition.

Mon avis sur Noire Mer

Noire mer est bien le digne successeur de Noire Neige. Nous retrouvons avec plaisir le style sombre et ciselé de Nicolas Skinner qui colle tout à fait au genre de la Dark Fantasy. Si j’ai pu noter quelques répétitions au fil de ma lecture, la plume reste maîtrisée et ornementée, ce qui n’est pas pour me déplaire. Elle trouve d’ailleurs toute sa force dans les descriptions, (d’une précision presque chirurgicale).

Les dialogues sont utilisés habilement tout au long de l’intrigue. Ils servent l’histoire, sans donner la désagréable impression de n’avoir qu’un rôle informatif, et correspondent relativement bien aux personnages.

Les petites notes explicatives du début sont les bienvenues pour nous permettre de situer les protagonistes. Cela permet aux anciens comme aux nouveaux lecteurs de prendre part à l’aventure sans rencontrer de difficulté.

J’ai apprécié de retrouver ici un univers détaillé et riche, qui avait déjà su me séduire lors du premier opus. L’abondance des personnages n’empêche pas l’auteur de nous livrer des protagonistes creusés et intéressants dans cette nouvelle fresque d’Insulgaar.

L’intrigue politique, simple, mais efficace, constitue un très bon ressort à l’histoire. Ce tome nous livre plus d’information sur le monde, ses enjeux, ses perfidies.

Petit bémol toutefois, j’ai regretté quelques faiblesses de rythmes, autant dans l’intrigue que dans les descriptions, qui selon moi freinent la lecture. Je pense notamment à des longueurs ou des scènes qui ne sont pas indispensables à l’univers et récit.
Enfin, l’histoire aurait gagné, à mon sens,  à être plus resserrée. Il y a tout au long du texte une tension latente qui rejaillit presque trop tard. Les dernières pages, très riches, nous laissent une impression marquante, mais peut-être aurait-il mieux valu exposer les enjeux de Noire Mer plus en amont dans le récit. Cette sorte d’attente languissante peut rendre l’immersion difficile.

En conclusion

Il est parfois délicat, lors d’une dualogie, de concevoir une suite qui s’appuie sur les bons aspects du premier tout en apportant suffisamment de nouveautés pour intéresser le lecteur. Ici pourtant, Nicolas Skinner y parvient ! Les lecteurs qui ont été emportés par Noire Neige n’auront aucun mal à se laisser séduire par ce nouvel opus. Les autres y trouveront de l’intérêt, mais il me semble plus intéressant de prendre en considération les deux tomes. Je recommande cette lecture aux amoureux de fantasy et dark fantasy, qui ont le cœur bien accroché.

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