Le syndrome de la page blanche est défini par un manque d’inspiration, ou tout simplement un blocage, à un moment ou un autre de votre histoire.

Arriver à poser le point final d’un texte est un processus long et compliqué. Avant de céder à la démotivation et de jeter vos travaux à la corbeille, je vous propose de définir ce qui fait que vous ne vous sentez plus en phase avec votre projet. Bien entendu, cet article n’a pas pour but d’être exhaustif, mais j’espère parvenir à vous donner quelques pistes pouvant être utiles.

Combattre le manque de confiance en vous

Votre histoire vous semble trop complexe pour que vous puissiez l’écrire correctement, vous avez peur de ne pas la retranscrire de façon parfaite ?
Dites-vous que c’est une inquiétude commune à tous. Elle peut même être positive si elle conduit à une remise en question constructive. Mais ne vous bloquez pas pour autant.

Rappelez-vous que personne ne vous demande d’écrire le dernier best-seller. Votre premier jet ne sera pas parfait et ce n’est pas grave. L’écriture doit avant tout être un plaisir, vous devez avoir envie de raconter quelque chose, de faire passer des émotions. Inutile de chercher indéfiniment le bon mot pour au final ne plus oser écrire.

Vous me direz que j’enfonce des portes ouvertes, mais bien souvent, avec l’âge, la quête éditoriale, le perfectionnisme, on oublie qu’on a commencé à écrire avant tout pour nous même. Pas pour un éditeur, pas pour un éventuel public, mais pour vous. L’auteur reste le créateur et le premier interlocuteur de son histoire.

Si vous vous sentez dépassé par votre histoire, essayez donc dans un premier temps de reconsidérer votre rapport à l’écriture.

observez votre façon d’écrire

Vous ouvrez votre page Word pour vous égarer après quelques mots à peine sur internet, ou pire, vous ne poursuivez pas votre chapitre en disant « je le ferai demain ». En bref, vous êtes victime de la page blanche.

Au lieu de culpabiliser, tâcher de trouver la raison de cette démotivation :

.L’histoire vous intéresse-t-elle toujours ?

Que vous apporte-t-elle ? Au-delà des difficultés que vous rencontrez avez-vous envie de la poursuivre ?
Essayez de la relire depuis le début, de trouver ce qui marchait, vos passages préférés. Si vous n’avez plus d’affinité avec votre projet, essayez de vous consacrer pour un temps à quelque chose d’autre.
Il est inutile de risquer l’overdose, si votre histoire vous sort par les yeux, n’hésitez pas à fermer votre page Word et à prendre l’air.

. Redoutez vous l’avis d’un tiers ?

Souvenez-vous que l’écriture passe d’abord par un rapport intimiste entre vous et votre univers. Si vous redoutez l’avis ou les refus d’un éditeur, laissez cette question de côté, contentez-vous d’écrire.

.Luttez contre le perfectionnisme 

Une fois la peur d’un jugement extérieur évacuée, reste la question de votre propre perfectionnisme.
L’exigence peut être une bonne chose, mais ne versez pas dans les extrêmes, faites-vous confiance comme je le rappelais précédent.
Une des méthodes qui peut s’avérer efficace est de participer à des marathons d’écriture (type NaNoWriMo), qui vous permettront d’avancer sans vous laisser le temps de vous retourner sur chaque phrase.

Trouvez l’origine de la page blanche

.L’histoire a pris un tournant inattendu :

Même si l’on fait un plan détaillé de notre texte, une histoire est quelque chose qui évolue. Pour ne pas vous égarer, il existe des méthodes simples. La rédaction de fiches de personnages peut-être un bon moyen de cerner l’évolution des protagonistes et de les rendre crédibles. Vous pouvez aussi avoir recours à l’écriture de scénario, à la façon des scripts dans le cinéma pour bâtir toute la trame de votre histoire. Cela permet d’échafauder les scènes et les dialogues clefs tout en mesurant leur importance pour votre histoire. Bien sûr, vous n’êtes pas obligés de suivre à la lettre les critères de l’écriture scénaristique, toutefois cette astuce peut vous permettre de créer une intrigue cohérente.

.Le sujet est compliqué

La thématique d’une histoire est importante. C’est en général ce qui va vous donner envie de raconter quelque chose. Même si le sujet vous passionne et que vous brûlez de le traiter, il peut arriver que vous ne vous sentiez pas à la hauteur. Si le thème de votre projet vous dépasse, c’est peut-être parce que vous ne le connaissez pas assez :
Documentez-vous ! Faites des recherches !  Et surtout, ne brûlez pas les étapes. Bien se préparer évite de foncer dans le mur.

.Votre style ne colle pas à l’histoire :

Selon le genre choisi, on adopte un style légèrement différent de ce dont on a l’habitude. Parfois, il est facile de faire ce changement qui s’opère presque naturellement. D’autres fois en revanche, cela bloque un peu. Ce n’est qu’au fil des pages que vous parviendrez à vous améliorer, à évoluer, et à trouver votre patte.
Développer le plus possible sa culture littéraire peut être un bon moyen de ne pas se retrancher dans ce que l’on connait déjà et étoffer son écriture.
De même, si vous souhaitez vous renforcer sur des points précis, toucher à d’autres genres, les ateliers d’écriture peuvent être un bon moyen d’y parvenir. Ils permettent d’acquérir des outils nouveaux et d’aborder des thèmes que l’on n’aurait peut-être pas exploités seul devant son écran.

Pour conclure : ne craignez pas la page blanche

Douter de son écriture est une chose naturelle. Cela doit vous donner envie de vous améliorer, d’aller de l’avant. L’important est de se poser les bonnes questions.

N’oubliez pas que l’écriture n’est pas une ligne droite. Vous passerez par des moments de grands enthousiasme, ou à l’inverse, de passage à vide. Et, vous savez quoi ? Ce n’est pas grave, car la création est souvent cyclique.

Gardez en tête votre objectif, même les plus « grands » bloquent parfois. Christian Grenier m’a dit un jour que les doutes sont toujours présents, que l’on en soit à son premier ou son trentième roman.

Alors, au travail 🙂

Si cet article vous a aidé ou si vous voulez partager d’autres conseils pour dépasser la page blanche, n’hésitez pas à  partager ou laisser un commentaire !

1 Comment

  1. Elodye H. Fredwell

    5 avril 2017 at 18 h 08 min

    Article très encourageant pour moi qui suis dans un phase d’écriture très peu active ! Merci pour tes conseils 😉

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