L’inspiration est une compagne capricieuse, qui se présente souvent à l’improviste ! Mais parfois, il arrive que l’on se sente parfaitement en phase avec son texte, dans un état proche de la transe ! On dit alors généralement que l’on est inspiré. Mais le philosophe Mihaly Csikszentmihalyi a théorisé cette idée sous le nom de « l’expérience du flux ». (Si le sujet vous intéresse, l’autrice Samantha Bailly en parle plus en détail dans sa vidéo Le flux créatif).

Il s’avère que certains critères peuvent favoriser cet état de flux, comme une intense concentration, le plaisir que l’on prend à créer, ou encore, le sentiment de contrôle que nous éprouvons dans notre travail. Mais j’ai pu constater que d’autres choses invoquaient chez moi l’apparition de l’inspiration, et, par extension, me rendaient plus sensible au flux créatif.

Cet article conseil sort un peu des codes, puisqu’il va parler de mon rapport à l’écriture et de ces gris-gris d’écrivain qui m’aident à trouver l’inspiration :

La régularité

Au-delà des 7 critères cités par Mihaly Csikszentmihalyi pour susciter l’expérience du flux, j’ai pu constater qu’une pratique régulière de l’écriture me rendait plus sensible au flux créatif et à l’inspiration. Je n’ai pas à me forcer, je suis constamment baignée dans mon texte, et toutes mes pensées sont focalisées dessus. L’envie pulse, en permanence, et je n’éprouve plus de difficulté à me plonger dans mon univers. En cela, trouver sa routine d’écriture peut-être un réel atout pour gagner en régularité.

La musique

Mes doigts qui frappent frénétiquement sur le clavier, le monde qui cesse d’exister, mon souffle suspendu au curseur Word, un sentiment de contentement extrême… À chaque fois que cela se produit, pas de doute, la musique rythme mon écriture ! Souvent, presque à chaque fois, il s’agit de Nigthwish, puisque je l’ai déjà évoqué, un seul de leur morceau suffit à faire jaillir l’inspiration. J’ai besoin de rythme, d’énergie ! ACDC revient souvent, mais aussi des BO de films, des groupes comme Epica ou The Rasmus, et plus récemment Beast In Black qui tourne en boucle !

Des modèles littéraires

J’ai souvent parlé, au détour de chroniques ou d’articles, de l’autrice Samantha Bailly. Et pour cause ! La lecture de ses romans (en particulier la trilogie des Stagiaires) a été pour moi une révélation littéraire, au même titre que Frank Herbert avec son cycle de Dune. Elle m’a réconcilié avec le contemporain, ce qui a eu un impact fort sur mon écriture. Mais au-delà de ses travaux, elle nourrit une réflexion sur l’écriture et sur le métier d’auteur à la fois riche, utile et inspirante. Ses vidéos suffisent à me redonner l’envie d’écrire, et me rappelle, si besoin est, la place qu’à cette passion dans mon existence.

Plus généralement, le simple fait de parler d’écriture réveille mes envies de création. Il suffit que le mot « écrivain » soit prononcé pour que mon esprit oublie instantanément le reste. Écriture, mémoire d’un métier de Stephen King est d’ailleurs mon livre de chevet. J’en lis souvent quelques passages, au hasard, et la machine se remet en marche.

Vivre pleinement

On croirait voir un conseil tiré d’un journal d’adolescent, et pourtant ! J’ai toujours eu un rapport intime, viscéral, à l’écriture, même si avec le temps j’ai fait appel à plus de technique et ai abordé des thématiques qui m’étaient inconnues. La vérité, c’est que je vis et ressens les choses de façon très intense, ce qui n’épargne aucune bosse, mais permet également de dénicher le bonheur dans chaque petite chose du quotidien. Cette entièreté se retrouve, je crois, dans mon écriture. Il suffit que je vive, vois ou pense quelques choses de fort pour que l’envie d’écrire s’anime !

Pour finir

Cet article tient plus du retour d’expérience que de réels conseils, toutefois, je vous dirai ceci : nous avons tous des motivations, un vécu et un rapport à l’écriture différents. Il n’y a pas de recette miracle pour retrouver l’envie d’écrire. J’ai passé deux ans sans rien écrire d’autre que des embryons de textes. Puis, j’ai repris et ne me suis jamais arrêtée. Mais durant tout ce temps, j’ai questionné mon rapport à l’écriture, afin de voir ce qui favorisait l’inspiration, et ce qui, au contraire, me bloquait. L’important est de parvenir à atteindre son propre équilibre, afin de ne jamais taire la part de plaisir qu’insuffle l’écriture.

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