En ce mois d’automne, je vous présente Le défi d’Halloween écrit par Clémentine Ferry et illustré par Magali Garot. Cet album jeunesse tout en douceur, loin des clichés du genre, ravira les amoureux de lecture, de sorcière, ou simplement de magie. Grâce à un partenariat avec Nats Éditions, j’ai eu l’opportunité de le découvrir en avant première.

Sans trop en dire pour ne pas gâcher la surprise, j’ai beaucoup aimé cet album qui, par son histoire amusante et ses couleurs tendres, donne envie de partager un moment de lecture en famille.

En attendant de se plonger dans l’aventure de cette jeune sorcière, voici donc une interview de ses auteures. De quoi susciter notre intérêt et savourer, par avance, l’ambiance d’Halloween !

Fiche technique

Titre : Le défi d’Halloween
Autrice : Clémentine Ferry
Illustratrice : Magali Garot
Editeur : Nats Éditions
Genre : Conte jeunesse à partir de 5 ans
Date de sortie : 22 octobre 2018 (précommandes ouvertes)

Quelques mots sur le défi d’halloween

Pouvez-vous nous présenter rapidement le défi d’Halloween ?

Clémentine : C’est l’histoire d’une apprentie sorcière qui doit passer une épreuve le jour d’Halloween pour devenir une sorcière à part entière dans sa communauté. Une histoire de sorcières dans la forêt… avec un chat! 🙂

Quelles sont les origines de cet album ? A-t-il été écrit spécialement pour Halloween ou l’occasion s’y prêtait-elle simplement ?

Clémentine : L’histoire a été écrite dans le but de mettre en avant un personnage de sorcière. 🙂 Après en faire un album pour Halloween permettait surtout de le présenter pour un moment précis de l’année.

Un travail d’équipe

Comment avez-vous été amenée à travailler ensemble ? Comment s’est déroulée cette collaboration ?

Clémentine : Nous avons déjà sorti un album ensemble. 🙂 Et nous avons deux autres projets d’albums ensemble. Magali a été la première illustratrice avec qui j’ai travaillé et du coup on continue. Il serait difficile de décrire notre collaboration, car tout se fait très naturellement. Je dois avoir 2 ou 3 commentaires sur son chemin de fer (mise en scène en croquis de l’album) et après plus rien. Je n’aime pas trop intervenir, car le projet doit être commun donc j’aime être surprise par une proposition d’illustration et qu’elle se fasse plaisir aussi sans avoir de directions trop précises sinon il me semble que ça casse trop l’imagination. Cela a a marché à chaque fois!

Magali : Il y a quelques années Clémentine est venue me proposer un projet d’album et j’ai tout suite adoré son style d’écriture. Le courant est rapidement passé et nous avons continuées a réaliser d’autres projets d’albums. Clémentine n’hésite pas à nous faire rêver et à nous immerger dans des mondes fantastiques, aux personnages attachants. J’adore imaginer des univers graphiques sur ses histoires. Je réalise en premier lieu des recherches préparatoires autour des personnages, ensuite un chemin de fer pour donner une idée de l’ambiance générale et des cadrages. Une fois ces étapes validées, je me lance dans les crayonnés qui seront suivis de la mise en couleur. Clémentine me laisse toujours une grande liberté ce qui me permet d’affirmer mon style graphique.

Les particularités de l’album

Magali, le crayon de couleur apporte aux illustrations une grande douceur. As-tu l’habitude de travailler avec ce média ou as-tu adapté ton style pour ce récit ?

Magali : J’ai toujours été très attirée par les techniques dites classiques, et l’aquarelle est l’une de mes préférés. Elle donne de la luminosité, de la douceur, de la poésie, elle est fragile et pourtant c’est une technique avec beaucoup de forces qui se dévoile peu à peu sous le pinceau au file du grain du papier. J’ai commencé à travailler l’aquarelle pendant mes études et depuis ma boîte n’est jamais loin. Les premières Illustrations du projet étaient à l’acrylique pour permettre des illustrations plus sombres, puis on a eu envie de changer l’atmosphère par la suite et d’aller vers une gamme plus transparente, l’aquarelle s’est imposée d’elle-même.

Les thématiques des sorcières sont assez populaires, et malgré tout, le texte est attachant et original. Y a-t-il des lieux communs que vous vouliez éviter ?

Clémentine : Roh merci beaucoup… Oui! Je ne les voulais SURTOUT PAS méchantes et moches. 😀 Et je ne voulais pas jouer sur l’irruption d’une sorcière dans notre monde; je voulais travailler auprès d’elles. Je souhaitais d’autant plus éviter de le « marketer » Halloween. L’initiation se déroule à ce moment-là, car j’avais en tête la fête celtique de Samain et pas du tout le Halloween actuel, donc ça semblait logique de faire évoluer le personnage pendant cet ancien rite.

Et après ?

Comment vous sentez-vous à l’approche de la publication ? Horifiquement heureuses ou diablement impatientes ?

Clémentine : Ha ha ! Horrifiquement heureuse plutôt, car je suis très patiente. 😉 Je suis surtout ravie d’avoir de nouveau un album avec des illustrations à l’aquarelle, car c’est une technique difficile et tellement belle au final; très classe. Ce n’est pas facile à appréhender tout de suite quand on est enfant, mais au moins ça donne un bel album original.

Magali : Diablement impatiente. C’est toujours un moment spécial de tourner les pages d’un livre qui était au départ un projet qu’on a vu grandir.

Pourrons-nous vous retrouver sur d’autres projets ?

Clémentine : Oui au Printemps 2019, mais je ne peux pas trop en parler pour l’instant. 🙂

Magali : Je l’espère, il me tarde de me replonger dans les histoires de Clémentine.

Je remercie encore une fois ce duo de talent pour son enthousiasme ainsi que Nats éditions pour ce sympathique partenariat ! 

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