Ça y est ! Vous avez envoyé votre roman à des éditeurs, et ce dernier a été accepté ! Une fois le contrat d’édition signé l’heure est venue de s’atteler à la longue, mais indispensable étape des corrections éditoriales !

En quoi consistent-elles ? L’auteur doit-il tout accepter au risque de dénaturer son roman ? Pas d’inquiétude ! Vous saurez tout, tout, tout sur… les corrections éditoriales !

Quel est le rôle des corrections ?

Les corrections éditoriales ont pour objectif de nettoyer votre roman avant sa publication. Cela implique une correction de forme ( orthographique et syntaxique par exemple), mais aussi de fond (maladresses, lourdeurs, répétition, incohérences).
Ces dernières sont plus ou moins poussées selon chaque structure. Certaines maisons n’opèreront qu’à une suppression des coquilles quand d’autres s’attacheront à réécrire le texte avec son auteur.

Peut-on corriger sans notre accord ?

La plus grande crainte des auteurs est de voir leur texte modifié sans leur accord. Mais retenez bien que pour toute modification, un éditeur doit avoir l’aval de l’auteur. Ce dernier valide les corrections au fur et à mesure, avant une validation définitive lors de la signature du BAT. L’auteur garde donc un droit de regard sur toute modification.

Comme nous l’avons précisé plus haut, nous pourrions séparer les corrections ortho-typographiques en deux catégories : la forme, et le fond.
Les corrections de forme ne sont, a priori, pas discutables. Si le correcteur vous signale une faute de conjugaison ou d’accord, il n’y a en effet aucun intérêt à la discuter.
Mais en cas de corrections impliquant une réécriture, il est indispensable que l’auteur soit informé et opère à cette modification. La réécriture a plusieurs objectifs, suppression d’une répétition, d’une incohérence… certaines maisons feront des propositions, quand d’autres laisseront le champ libre quant à la façon de les rectifier.

Comment se déroulent les corrections éditoriales ?

Les corrections éditoriales surviennent après signature du contrat. Ne vous engagez jamais dans un processus de corrections éditoriales ou de réécriture sans contrat.
Leur organisation varie selon les structures. Dans un premier temps, l’auteur reçoit son roman assorti des notes du correcteur. Certaines structures adressent un exemplaire papier, quand d’autres préfèrent passer par la voie numérique. Le logiciel Word, très utilisé, permet de corriger le texte en indiquant un suivi de correction.
L’auteur doit alors relire son manuscrit, accepter les modifications ou les discuter. Ces dernières sont ensuite intégrées au texte, avant de nouvelles relectures. Il y a souvent plusieurs aller-retours entre auteur et correcteur avant la signature du BAT (version remise par l’éditeur que vous devez signer pour autoriser la publication de votre texte).
Cette étape s’étend sur plusieurs semaines, et demande un investissement conséquent des deux parties. Une fois le BAT signé, impossible de revenir sur le texte puisque vous garantissez que ce dernier est « bon » pour la publication.

En conclusion

Nombreuses sont les structures qui négligent les corrections éditoriales. Indispensable pourtant, ces dernières sont un gage de sérieux et de légitimité. De la même manière que vous relisez votre contrat d’édition avant de vous engager, tâchez de vous assurer que le travail éditorial réalisé par la maison d’édition est conséquent.
Enfin, pour que cette étape se déroule au mieux, il est important de prendre du recul sur votre texte, de vous rappeler que ce dernier reste perfectible, et qu’un correcteur sérieux vous permettra de l’améliorer.
Ne désespérez pas. Il s’agit d’un processus long, parfois difficile que vous appréhenderez avec plus de facilité au fil de vos publications.

P.S Puisque mes corrections éditoriales me tiennent un peu éloignées du site, je vous encourage à me suivre sur Facebook et Instagram pour ne rien manquer des nouveautés.

 

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