Cette année encore, j’ai participé au NaNoWriMo, un challenge d’écrire national consistant à écrire un roman de 50.000 mots en un mois. Il se déroule en novembre, et rassemble des auteurs de tous horizons, désireux d’avancer dans leur projet ou de se mettre au défi.

A l’occasion du NaNoWriMo 2017, j’avais abordé au sein d’un article, les atouts de cet évènement. Je reviens donc vous faire un retour d’expérience personnel et détaillé, afin de répondre à vos questions, et de vous  donner (je l’espère) envie de participer.

Choix du projet et préparation

La règle tacite du NaNoWriMo est de commencer et d’achever un roman en un mois. Il vous est, bien entendu, possible de le préparer en amont. Or, beaucoup de « Nano-Rebels » poursuivent un roman en cours, ce qui fut mon cas (et qui influence fatalement ce bilan). J’ai choisi de continuer l’écriture d’un roman psychologique contemporain, aux antipodes de ce que j’écris d’ordinaire. Il s’agissait donc d’un texte délicat puisque je ne pouvais m’appuyer sur l’habitude.

Choisir ce projet pour le NaNoWriMo m’a donc permis d’avancer sans trop me laisser parasiter par les doutes, certaines thématiques abordées (dépression, rapport aux autres) étant très délicates.

Pour la préparation d’un NaNoWriMo ordinaire, j’écris le synopsis de mon projet à venir et opère à un découpage provisoire des chapitres. Ici, ce travail était déjà réalisé. Mais comme j’avais déjà de la matière, et moins de chose à écrire, il me fallait tout de même baliser les scènes à rédiger, afin de ne pas céder à l’impulsion du remplissage. J’ai donc relu les passages déjà écrits, pour planifier mentalement la suite. Sur le papier, cela paraît simple, puisque le texte est écrit dans l’ordre chronologique. Oui, mais sur le papier seulement. Nous y reviendrons ! 😉

Rythme et difficultés

Outre les difficultés inhérentes à l’écriture, l’une des complexités du NaNoWriMo est de tenir sur la durée. Sur ce point, le bilan n’est pas fameux. Au regard de mon graphique, on constate que j’ai sauté plusieurs jours d’écriture, même si je suis parvenue à rattraper mon retard. Un manque de régularité imputable non pas au roman en lui-même, mais a un rythme de vie assez… irrégulier ? En cela, le cadre des études m’aidait davantage, car si j’avais moins de temps, mes sessions étaient plus régulières. Or, en prenant en compte la fin de mon master, un changement de ville, et les sollicitations des amis, il a été plus dur de m’y consacrer.

Enfin, une fois le premier jet de mon roman achevé (une semaine et demie avant la fin), j’ai renoncé à l’étirer davantage pour me consacrer à un autre projet, et, si possible, l’achever également. Je savais qu’un seul roman ne tiendrait pas tout le nano, j’avais donc prévu un complément. Ce que je n’avais pas prévu, en revanche, c’est la difficulté à m’y remettre. Car ce qui nous pousse à continuer un roman, c’est en général l’envie de poser le point final. Ici, c’était chose faite, et mon cerveau a considéré le travail achevé. De plus, passer d’un roman psychologique noir à un roman ado optimiste (en apparence du moins) m’a demandé de m’acclimater. La couleur, le ton, n’étaient pas les mêmes.

Bilan du NaNoWriMo

Poursuivre un projet entamé présente plusieurs avantages. J’ai pu esquiver les hésitations du début, je connaissais mes personnages, et avais une vague idée de l’endroit où je devais aller, le lancement fut donc plus facile.
Cependant, les nouveaux projets confèrent aussi un enthousiasme, une curiosité, qui m’a manqué ici. L’essoufflement est venu plus vite qu’à l’ordinaire, tout comme la sensation d’avoir déjà tout dit.
Mais, en contrepartie je ne me suis pas heurté à la page blanche et j’ai pu achever mon texte d’une traite. En soi, je suis satisfaite de mon NaNo 2018. Si la perfectionniste en moi râle de ne pas avoir rempli chaque jour son quota, le nanowrimo m’a apporté la motivation et l’élan dont j’avais besoin !

Et vous, comment s’est passé votre NaNoWriMo ? Avez-vous envie de tenter l’expérience ?

N’hésitez pas à envoyer vos retours !

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