Depuis janvier 2018, le nombre d’articles et de projets littéraires a diminué, autant sur ce site que sur les réseaux sociaux. La raison tient en trois lettres : FAC. Cette année en effet, j’effectue mon master 2 Édition imprimée et numérique, couplé avec un stage de fin d’études, et un mémoire conséquent. Si j’ai tout de même réussi à écrire, je ne disposais pas du temps et de l’énergie nécessaire pour être présente sur un front supplémentaire. Toutefois, ces dernières semaines ont abrité des événements importants, et l’heure est venue de faire un petit bilan. Cet article est rédigé entre deux coupures internet, pour cause de déménagement, et sera donc plus bref que les autres.

Publication

En 2016, à l’occasion de mon projet de fin d’études du master 2 création littéraire, je me suis lancée dans l’écriture d’un roman contemporain traitant de l’adolescence et du handicap. Il s’agissait de mon texte le plus ambitieux, mais également le plus difficile. Après un an d’écriture, et autant de réécritures sous les conseils de grandes maisons, le roman a trouvé preneur. J’ai donc le plaisir de vous annoncer qu’il paraîtra courant 2019 chez Nats Éditions.

L’éditrice a en effet eu un coup de cœur pour ce dernier, et s’est montrée très enthousiaste. Voir ainsi une professionnelle apprécier un projet et être prête à le défendre est un véritable moteur. À une époque si difficile pour les auteurs, il est bon de savoir que certains éditeurs respectent encore notre travail. J’ai hâte que débute le travail éditorial. Plusieurs articles paraîtront jusqu’à sa publication (genèse du projet, thématiques, recherche éditoriale…) n’hésitez pas à préparer vos questions.

Fin de parcours pour les éditions Boz Dodor

La nouvelle est tombée il y a quelques jours. L’éditrice a  prévenu les auteurs de la cessation de ses activités en fin d’année 2018. Une nouvelle d’autant plus difficile que je suivais cette maison depuis longtemps et appréciais son catalogue en tant qu’autrice et lectrice. Mon roman, Le royaume sous les cendres y est paru en mars 2016 – puis reparu en 2017.

À l’heure actuelle, il me reste encore des exemplaires et son exploitation se poursuit pour quelques mois. Les versions numériques seront disponibles sur toutes les plateformes jusqu’au 31 août. Au 1er septembre, vous les trouverez encore sur le site internet de la maison. De quoi permettre à ceux qui ne l’avaient pas encore lu de sauter le pas. Je réfléchis actuellement à l’avenir de ce projet et à sa suite. Je ne compte pas les laisser dormir tous deux dans mon ordinateur et vous tiendrai au courant de l’avancée des choses.

Avenir et écriture

À l’heure où le mouvement #PayeTonAuteur et #AuteursEnColère prend de plus en plus d’ampleur, l’avenir reste encore incertain. La situation n’a jamais été aussi grave, car les faits sont là : le métier d’auteur est contesté et menacé, et si on ne fait rien, les futures réformes creuseront sa tombe. Une part de moi, la plus enthousiaste, est heureuse de voir que ces mouvements amènent à une prise de conscience, chez les lecteurs, les artistes, qui ne sont pas toujours au courant de leurs droits. L’autre, la plus réaliste, sent s’étioler l’objectif de vie qu’elle s’était fixée depuis des années et est révoltée par la situation. Difficile, dans ces circonstances, d’arriver à écrire.

À quoi bon ? Voilà la question qui demeure quand on constate que depuis le 17e, le statut des auteurs n’a cessé d’être malmené. Que rien ne change. Ou plutôt, que cela empire. Une situation symptomatique de notre société où le producteur (artiste, agricole, musicien, auteur) est toujours le dindon de la farce. Sans auteur, pas de livre.

Et pourtant, les mentalités évoluent. On assiste à une prise de conscience collective. Et plus que jamais, l’envie de s’investir, de se battre, de construire quelque chose demeure. Alors, sans me résigner, je continuerai à écrire. J’ai déjà un planning bien ficelé dès le mois de septembre. Des appels à texte, des vrais (dans le respect des droits d’auteurs) et deux projets de roman qui dorment depuis bien trop longtemps. Plusieurs projets professionnels, aussi, car j’ai la chance d’avoir pu suivre un parcours par conviction, et pas seulement pour mettre du beurre dans les épinards. Savoir que je vais enfin pouvoir m’y consacrer me libère d’un poids.

Pour finir

Si d’autres articles « bilan » vous intéressent, comme ceux présents sur mon ancien site, faites-le-moi savoir. Ma connexion sera rétablie d’ici quelques jours, mais je reste présente sur instagram et Facebook. Pour l’heure, je vous laisse en compagnie d’un article qui explique les actions de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse. Parce que la littérature nous concerne tous.

2 Comments

  1. abigael chieux

    6 juillet 2018 at 13 h 50 min

    Coucou,

    Cela fait un moment que je te suis sur ton blog et sur les réseaux sociaux. Je suis donc très heureuse d’apprendre que tu nous rejoins chez Nats. Moi, c’est Abigaël. Mon premier roman devrait sortir chez Nats courant septembre. Tu verras, Nat et toute l’équipe sont vraiment super.

    1. Laura

      12 juillet 2018 at 9 h 41 min

      Bonjour,
      Ravie de savoir que nous serons dans la même maison d’édition, oui, j’ai pu en avoir un aperçue, ce qui a influencé ma décision. 🙂
      A bientôt !

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